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Le business de la maladie nuit gravement à la santé de votre animal


Je vais vous révéler un secret qui vaut de l’or.

Étant donné l’attachement croissant

de humains pour leurs amis à quatre pattes, la santé des animaux est un secteur

activité est plein essor. Une augmentation d’environ 4% par an, selon le très sérieux

journal Le Monde.

Ce secret, des acteurs aux dents longues, venus de la finance et d’autres secteurs

de l’économie l’ont également découvert. Des fonds de pension et de grands

groupes, rachètent en ce moment des cabinets vétérinaires par centaines. Toujours

selon le Monde, « en 2019, seulement 2 % des vétérinaires en France travaillaient

dans des groupes. Ils sont désormais plus de 21 %. Le cabinet Phylum prévoit

pourtant que la moitié des vétérinaires canins exerceront dans des groupes en 2028

» poursuit le Monde dans son article du 2 décembre 2025. Le scénario est le même

en Suisse : des groupes qui voient le secteur de la santé vétérinaire (ou devrais-je

dire, le secteur de la maladie) comme un nouveau business et la gèrent comme tel.

Voici les mots du président du Conseil national de l’ordre des vétérinaires en France

Jacques Guérin, toujours cité par Le Monde. « Les établissements rachetés se sont

fortement équipés au niveau technologique, et c’est une bonne chose. Mais la

tentation est grande de vouloir amortir le matériel en multipliant les actes », indique

t’il. En d’autres termes, ce business dans lequel on investit, il faut qu’il rapporte. Et la

tentation est forte de multiplier les examens « dans le doute » et une médication « a

priori ». On entre alors dans un cercle très peu vertueux dans lequel on ne gère plus

la santé : on gère la maladie, que l’on étire comme une série télévisée à succès.

Voici comment on fait des millions !

Tous les vétérinaires ne sont heureusement pas complices de cette dénaturation de

leur activité qui devient un business.

Vous avez, par comparaison, le choix en tant que consommateur d’aller chez un

petit producteur bio plutôt que dans la grande distribution globale, vous avez également

le choix d’aller chez le pâtissier du coin plutôt que de vous fournir auprès d’une

grande chaîne de surgelé. Vous pouvez avoir la même démarche avec la santé de

votre animal en vous entourant de vétérinaires qui s’intéressent à respecter et à

maintenir la bonne santé des animaux plutôt qu’à maintenir parfois un animal malade

et sous traitement l’entier de son existence.

 
 
 

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Muriel Grauer, Vétérinaire par nature

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© 2023 par Muriel Grauer, Vétérinaire par nature. 

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