Le business de la maladie nuit gravement à la santé de votre animal
- Muriel Grauer
- il y a 5 jours
- 2 min de lecture
Je vais vous révéler un secret qui vaut de l’or.

Étant donné l’attachement croissant
de humains pour leurs amis à quatre pattes, la santé des animaux est un secteur
activité est plein essor. Une augmentation d’environ 4% par an, selon le très sérieux
journal Le Monde.
Ce secret, des acteurs aux dents longues, venus de la finance et d’autres secteurs
de l’économie l’ont également découvert. Des fonds de pension et de grands
groupes, rachètent en ce moment des cabinets vétérinaires par centaines. Toujours
selon le Monde, « en 2019, seulement 2 % des vétérinaires en France travaillaient
dans des groupes. Ils sont désormais plus de 21 %. Le cabinet Phylum prévoit
pourtant que la moitié des vétérinaires canins exerceront dans des groupes en 2028
» poursuit le Monde dans son article du 2 décembre 2025. Le scénario est le même
en Suisse : des groupes qui voient le secteur de la santé vétérinaire (ou devrais-je
dire, le secteur de la maladie) comme un nouveau business et la gèrent comme tel.
Voici les mots du président du Conseil national de l’ordre des vétérinaires en France
Jacques Guérin, toujours cité par Le Monde. « Les établissements rachetés se sont
fortement équipés au niveau technologique, et c’est une bonne chose. Mais la
tentation est grande de vouloir amortir le matériel en multipliant les actes », indique
t’il. En d’autres termes, ce business dans lequel on investit, il faut qu’il rapporte. Et la
tentation est forte de multiplier les examens « dans le doute » et une médication « a
priori ». On entre alors dans un cercle très peu vertueux dans lequel on ne gère plus
la santé : on gère la maladie, que l’on étire comme une série télévisée à succès.
Voici comment on fait des millions !
Tous les vétérinaires ne sont heureusement pas complices de cette dénaturation de
leur activité qui devient un business.
Vous avez, par comparaison, le choix en tant que consommateur d’aller chez un
petit producteur bio plutôt que dans la grande distribution globale, vous avez également
le choix d’aller chez le pâtissier du coin plutôt que de vous fournir auprès d’une
grande chaîne de surgelé. Vous pouvez avoir la même démarche avec la santé de
votre animal en vous entourant de vétérinaires qui s’intéressent à respecter et à
maintenir la bonne santé des animaux plutôt qu’à maintenir parfois un animal malade
et sous traitement l’entier de son existence.






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